LES INITIATRICES
Extrait de la page 24  / 66 du Tome 1 des Mémoires Phalliques
Là s’arrêta notre conversation, Jacqueline venait de faire son apparition. Vêtue – ou plutôt dévêtue - d’une courte chasuble de filet bleu, amplement échancrée, qui voilait fort impudiquement son opulente poitrine que rien d’autre ne cachait et dont les aréoles sombres et larges mettaient en relief le dard rose qui les terminait. Nous en restâmes muets. La culotte étant aussi absente que le soutien-gorge, on devinait sans peine sa toison pubienne réduite à sa plus simple expression : un triangle noir pas très large et parfaitement géométrique. 
Christian en était fasciné. Moi aussi, mais j’avais quand même un avantage sur lui, moi je savais à quel point ce triangle-là était doux et chaud. 
— Eh bien, mes petits loups, vous n’avez pas bu ? On va y remédier. Vous voulez un peu de pastis.  
 
Sans attendre une réponse – qui d’ailleurs aurait eu du mal à venir vu les circonstances — elle nous servit une dose du liquide local.  
— Je vais chercher de l’eau fraîche, nous dit-elle. 
 
Et la voilà partie vers l’intérieur de la maison, nous laissant admirer un côté pile qui valait largement le côté face. 
Restés seuls, Christian me dit tout bas :  
— Putain, c’est quoi ces nanas ? Tu as vu cette chatte ? Et ce cul ? Je sais pas toi, mais moi c’est la première que je vois ça d’aussi près. Tu crois qu’on va pouvoir toucher ? 
— J’ai déjà touché, Mec, Hier soir je te rappelle. Et rien que d’y penser ça me fait bander. Si tu veux mon sentiment je crois qu’elles ne nous ont pas fait venir que pour boire ou manger. 
— Tu crois ? 
 
Je ne pus répondre, Jacqueline revenait, une carafe d’eau dans une main, un plat de frites dans l’autre. Toujours aussi impudiquement dévêtue et plus désirable que jamais. Parfaitement à l’aise, elle vint à mon côté pour me servir l’eau rafraîchie par un gros morceau de glace qu’elle retenait avec ses doigts dans la carafe. Ayant terminé cette opération, elle servit Christian et dut, pour ce faire, se pencher vers lui, ce qui me valut d’avoir son sein gauche à hauteur de mon visage. Littéralement paralysé par cette proximité, je me gardais bien de faire le moindre mouvement, afin de ne pas m’éveiller de ce qui, de plus en plus, me paraissait être un rêve. Je sentais sa chaleur et la lavande dont elle s’était parfumée. Dieu que c’était bon !  
Christian, les yeux exorbités, lorgnait la poitrine offerte à son regard, et qui, vu la position prise par sa propriétaire, lui paraissait être deux obus voulant atteindre une cible au sol. Il avait l’air tellement ahuri que ça rompit le charme et que j’éclatais de rire.  
Ce fut contagieux, si bien que quand Martine refit son apparition nous riions tous les trois.  
Jacqueline nous invita à lever nos verres et porta un toast : A cette journée si belle, à notre amitié, et que ces vacances restent à jamais gravées dans nos mémoires. En tous cas on va tout faire pour qu’il en soit ainsi ! 
Le vœu fut sans aucun doute exaucé puisque 50 ans après je revis les évènements de cette période comme si je les avais vécus hier. 
On trinqua tous les quatre nos verres, et avec un ensemble parfait on les vida.  
Il faut bien avouer que nous étions plutôt intimidés par la compagnie de ces deux filles, que nous ne connaissions pas la veille, et dont l’une, pratiquement nue, était aussi à l’aise que si elle avait été en robe du soir dans un dîner mondain. Déjà que j’étais relativement timide avec les filles quand elles étaient habillées, là, je n’en menais pas large. J’avais beau me dire que la veille, elle n’avait pas repoussé ma main aventureuse et m’avait même encouragé pour que nous fassions connaissance de la façon dont j’ai déjà parlé, mais n’empêche, le noir permet bien des choses qu’en plein jour il me paraissait plus difficile de réaliser.  
Donc, nous ne savions pas trop quoi dire. C’était gênant.  
Jacqueline dut le comprendre qui fit démarrer la conversation sur des sujets passe-partout, tels que vous venez souvent en vacances ici, vous habitez où, etc.. Elle poussa même l’obligeance à nous dire qu’elles étaient arrivées de Paris pour trois semaines, Que Martine était dactylo dans une officine immobilière et qu’elle-même était l’assistante d’un huissier de Bagnolet, en banlieue parisienne. 
Peu à peu l’atmosphère se détendit. A coup de pastis, de frites piochées avec les doigts à même le plat, de morceaux de poulet pris à pleines mains, de tranches de saucisson, nous arrivâmes à la fin du repas débarrassés de nos complexes, redevenus nous-mêmes, rieurs, blagueurs, un peu saoul mais parfaitement bien dans la peau de déjà vieux copains de Martine et Jacqueline. La différence d’âge avait disparu, nous étions tous des collégiens en vacances. 
Une Pastèque juteuse à souhait nous servit de dessert. 
Le repas terminé, j’avais les mains poisseuses et je demandais à Jacqueline si je pouvais me les laver quelque part. 
— Viens, me dit-elle, je vais te montrer. 
 
Elle me prit par la main et m’entraîna à l’intérieur de la villa. Il y faisait plus frais que dans le patio... 
Lorsqu’elle ouvrit la porte d’un petit cabinet de toilette, illuminé par le soleil, Jacqueline m’apparut nue en contrejour. Vision inoubliable qui éveilla en moi un désir fou que je n’avais jamais ressenti aussi violent. J’eus l’impression que mes reins allaient exploser et que ma soudaine érection allait emporter le short qui la contenait. 
C’est alors qu’elle se retourna et dut lire dans mon regard le trouble qui s’emparait de moi. 
— Tiens, me dit-elle, tu peux te rafraîchir. Ça te calmera. 
 
Sans rien dire, et plutôt honteux, je me lavais les mains au lavabo. Soudain deux bras entourent ma taille et deux lèvres viennent délicatement se poser sur ma nuque. Je sens contre mon dos s’appuyer fortement une poitrine que mon souhait le plus cher est de tenir dans ma main. Je ferme les yeux et ne bouge plus. 
C’est elle qui m’oblige à me retourner. Nous sommes à présent face à face. A peu près de la même taille, nos bouches n’ont aucun mal à s’unir. N’ayant aucune expérience je me laisse faire et fais ce qu’elle fait. Nos langues se cherchent. La sienne a gardé le goût de la pastèque qui me paraît du coup le fruit le plus savoureux du monde. Je m’autorise enfin à caresser un sein, redoutant une interdiction, mais non. Tout va bien. A travers le fin tissu qui est censé la protéger, je sens le mamelon durcir. Notre baiser se prolonge. Son ventre plaqué contre le mien commence un lent mouvement de friction de gauche à droite. Sa main se glisse entre nous deux et je me prépare à recevoir sa caresse, mais non, elle préfère se caresser elle-même. Je me souviens que c’est ce qu’elle a fait hier. Alors, je prends sa main et l’accompagne dans son mouvement. Mes doigts liés aux siens la pénètrent profondément pas le moins du monde gênés par le fin tissus qui la déshabille si bien. Elle a à présent rejeté la tête en arrière, fermé les yeux. Elle se mord la lèvre. Soudain elle interrompt notre mouvement et reste ainsi, nos mains en elle, sans bouger.  
Et puis, doucement elle s’écarte de moi, porte à ses lèvres ma main qui l’a caressée, introduit un a un chacun de mes doigts dans sa bouche et les suces longuement en me regardant dans les yeux. 
— Merci, me dit-elle. Embrasse-moi 
 
Bien que ce merci me paraisse bizarre et incongru, nos lèvres se joignent à nouveau et pour la première fois j’ai dans ma bouche le goût du sexe d’une femme. J’apprécie et je le lui dis. 
— Toi tu n’as encore jamais couché avec une femme, pas vrai ??. 
— En vérité non ! Et tu viens de me donner follement envie. 
—Tu veux que je t’apprenne ? 
— Tu ferais ça ? 
— Oui, si tu me promets d’être un élève docile. 
— Promis  
— J’y mets cependant une condition.  
— Tout ce que tu voudras 
— La condition c’est qu’il s’agit de travaux pratiques et uniquement de ça. Je ne veux surtout pas que tu t’imagines qu’il peut y avoir du sentiment la dedans. A ton âge on a vite fait de croire qu’un coup de bite c’est de l’amour, toujours. Dis-toi que c’est une séance de sport, une distraction comme une autre, plus agréable même qu’une autre, mais ça reste une distraction. Si c’est d’accord, je suis prête à être ton prof. 
— Bien, Maîtresse, c’est d’accord. On commence quand ? 
— Quand tu m’auras dit que tu n’en parleras à personne, et que ça restera un secret entre nous. 
— D’accord, je te le dis. 
— Bien on va rejoindre Martine et ton copain. 
Moi qui croyais qu’on allait commencer tout de suite la première leçon, je fus fortement déçu. Mais sans rechigner – c’était pas le moment de contrarier mon prof – je suivis. 
Arrivés au patio un spectacle inattendu s’offre à nos yeux.  
Christian est allongé sur une chaise longue, nu comme un ver, et la douce et tendre Martine, à poil elle aussi, lui suce la bite avec entrain.  
Jacqueline et moi, on se regarde et on éclate de rire en même temps. Notre rire a interrompu l’activité de nos deux camarades. Christian semble affreusement gêné, Martine pas du tout qui s’essuie la bouche à une serviette de bain. Et qui nous dit : Vous avez été bien longs à revenir.  
Je me rends compte alors que de nous quatre c’est moi qui suis le plus habillé. Chemisette et short. Les deux autres sont nus et Jacqueline porte toujours sa chasuble transparente. Je me sens ridicule et je le dis.  
Ce à quoi Martine répondit : tu n’as qu’à faire comme nous. Christian était déjà en train de remettre son maillot quand Jacqueline lui dit : ne sois pas si pressé, Christian, on vous rejoint. 
Et ce disant elle enlève rapidement son vêtement bleu. Ils sont à présent nus tous les trois et je regrette de ne pas avoir un appareil photo sous la main. 
Alors, me dit Martine, tu attends quoi pour te mettre à poil, le déluge ? 
Elles semblent parfaitement naturelles dans leur nudité. Sans aucune gêne, elles évoluent autour de nous qui les regardons avec des yeux écarquillés comme un enfant regarderait le père Noël. Elles savent que nous sommes tout ce qu’il y a de plus novice en la matière et cela paraît les exciter au plus haut point. 
Pour ma part, je commence à trouver la situation amusante. Christian s’est assis et croise les jambes, dans un geste de pudeur. Il me regarde d’un air interrogatif se demandant si je vais me décider à abandonner moi aussi mes vêtements. Je vais m’asseoir à ses côtés et désignant son bas-ventre je lui dis : Elle a pas tout mangé au moins ? 
Il sourit et me dit :  
— Non, mais putain que c’était bon ! dommage que vous soyez arrivés, j’aurais bien continué. Tu as essayé ?  
— Non pas encore, mais ça va venir. Je crois qu’elles ont prévu de faire notre fête et de nous prendre pour jouets. Moi ça me va, si ça te va aussi c’est parfait. 
— Oh moi ça me va tout à fait, une occase pareille ça se refuse pas. 
— Alors amusons-nous. 

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